Taha Muhammad Ali

Taha Muhammad Ali est né en 1931 dans le village de Saffouriyya en Galilée.  A l’âge de dix-sept ans, il fut forcé d’émigrer, avec toute sa famille, au Liban, après que l’armée israélienne eut assailli son village lors de la guerre de 1948. Un an plus tard, il repassa la frontière : constatant la destruction complète de son village, il finit par s’installer à Nazareth, qu’il n’a pas quitté jusqu’à ce qu’il s’éteigne le 2 octobre 2011.

Taha Muhammad Ali est sans doute le plus improbable et le plus singulier des poètes palestiniens. Autodidacte et conteur, la poésie lui est venue lentement. Libre de toute convention, il s’est forgé une langue extrêmement personnelle, où se mêlent arabe classique et arabe dialectal. Si Saffouriyya, le village de son enfance, est le lieu de l’innocence d’avant la Chute et incarne la période d’avant la grande catastrophe, al-nakba, provoquée par la guerre israélienne de 1948, la dépossession, l’exil et l’acculturation s’inscrivent chez Taha Muhammad Ali dans l’expérience quotidienne, dans l’histoire, dans la terre et la langue de la Galilée, tempérés par le travail de la mémoire et de l’imaginaire.


Taha Muhammad Ali / Une migration sans fin, édition bilingue, poèmes traduits de l’arabe (Palestine) par Antoine Jockey, éd. Galaade, préface de Gabriel Levin, 2012 (ISBN 978-2-35176-104-5), 4e de couverture du livre.

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